Approche psychocorporelle.
Respiration contrôlée
Relaxations
Méditation , mindfulness.
Techniques de désensibilisation,.
Imagerie mentale
Médiation corporelle.
Approche psychocorporelle ; visées.
● La connaissance de soi.
● Un bien-être accru (acquisition de compétences pour)
● La relation corps esprit.
● La gestion du stress : zone optimale de fonctionnement.
● La « récupération », la gestion de l’énergie.
● Le développement de l’attention et de la concentration.
● la réduction de la tension psychique.
● La perception sensorielle, le ressenti.
● le relâchement musculaire et son apprentissage.
● La compréhension et l’identification des émotions.
● La régulation émotionnelle.
● Le développement de l’intelligence émotionnelle.
● La communication verbale et non verbale.
● Le sentiment d’auto efficacité.
● Les vécus corporels subjectifs difficiles.
● Les problématiques anxio traumatiques.
● La présence corporelle : relation du sujet au monde.
● L’estime de soi.
Approche psychocorporelle ; pourquoi ça marche ?
Approche psychocorporelle ; pourquoi ça marche ?
Le système nerveux : interactions dynamiques corps/cerveau.
Système nerveux autonome contrôlable
Plasticité neuronale
Imagerie mentale/hypnose
États de conscience modifié volontairement.
Les composantes des épisodes émotionnels.
Le système nerveux
Notre corps est un immense réservoir de neurones
(cellules nerveuses), nous en possédons 100 milliards
dans notre cerveau, elles s’étendent à tout notre
corps à l’intérieur du système nerveux.
LE SYSTÈME NERVEUX CENTRAL (SNC)
est l'ensemble des neurones qui composent
le cerveau et la moelle épinière.
LE SYSTÈME NERVEUX PERIPHERIQUE (SNP) est l'ensemble
des neurones qui relient le SNC à notre peau, nos
muscles et nos glandes.
IL COMPORTE LE SYSTÈME NERVEUX AUTONOME
ET LE SYSTÈME NERVEUX SOMATIQUE.



LE SYSTÈME NERVEUX AUTONOME (SNA) régit les activités internes du corps humain, y compris la fréquence cardiaque, la respiration, la digestion, la salivation, la transpiration, la miction et l'excitation sexuelle.
Il comprend deux systèmes : LES SYSTÈMES NERVEUX SYMPATHIQUE ET PARASYMPATHIQUE.
Leurs fibres communiquent avec les cellules des muscles lisses (présents dans la paroi de nombreux organes), du muscle cardiaque, des glandes et des cellules du système immunitaire.
Ces deux systèmes contrôlent l'activité des organes internes par des actions opposées.
Le système sympathique génère un état d’activation qui peut préparer à l'action alors que le système parasympathique amène un ralentissement général des fonctions de l'organisme.
La respiration contrôlée agit sur les deux systèmes (sympathique et parasympathique), tandis que l'activité du système parasympathique est favorisée par la relaxation.
De nombreuses actions du SNA, sont automatiques et hors de notre contrôle conscient, mais d'autres, telles que la respiration, peuvent être contrôlées et influencées par des processus conscients. La respiration contrôlée agit sur les deux systèmes (sympathique et parasympathique), tandis que l'activité du système parasympathique est favorisée par la relaxation.
LE SYSTÈME NERVEUX SOMATIQUE (SNS) contrôle les aspects externes du corps, y compris les muscles squelettiques, la peau et les organes des sens.
Le SNS participe à la relation de l'organisme avec l'extérieur, achemine les informations provenant des organes sensoriels vers le cerveau (nerfs sensoriels ou sensitifs, fibres afférentes) et les informations en provenance du cerveau vers les muscles squelettiques (nerfs moteurs, fibres efférentes)
Tous nos souvenirs (événements, mots, images, émotions, etc.) correspondent dans notre cerveau à l'activité particulière de certains réseaux de neurones ayant des connexions renforcées entre eux. Ces connexions s’appellent des synapses.
LES NEURONES sont des cellules spécialisées, présentes dans le système nerveux, qui transmettent des informations. Les neurones contiennent une dendrite, un soma et un axone. Certains axones sont recouverts d'une substance grasse connue sous le nom de gaine de myéline, qui entoure l'axone, agissant comme un isolant et permettant une transmission plus rapide du signal électrique. La dendrite est une extension en forme d'arbre qui reçoit des informations d'autres neurones et transmet une stimulation électrique au soma. L'axone est une fibre allongée qui transfère les informations du soma aux boutons terminaux.
Les neurotransmetteurs relaient chimiquement les informations à partir des boutons du terminal et à travers les synapses vers les dendrites de réception en utilisant un type de système de verrouillage et de clé. Les nombreux neurotransmetteurs différents travaillent ensemble pour influencer la cognition, la mémoire et le comportement.


une fonction première des systèmes nerveux sympathique et parasympathique est d'interagir avec le système endocrinien

Ci-dessus, neurone, axone et synapse.
La neuroplasticité
Depuis les années 60, de nombreux travaux de recherches ont mis en évidence le phénomène de neuroplasticité, exit le déterminisme. Les recherches ont par exemple montré que suite à une lésion cérébrale, des mécanismes de réparation des circuits neuronaux s’activent, ce n’est pas toujours suffisant à réhabiliter des fonctions, on observe aussi des phénomènes de substitution ainsi que des processus de compensations. Il existe donc une neuroplasticité spontanée.
La neuroplasticité c’est la possibilité de supprimer des connexions inefficaces ou dysfonctionnelles, la possibilité de multiplier neurones et connexions (neurogénèse). Nous pouvons fabriquer de nouveaux neurones, tandis qu’un neurone peut apprendre une nouvelle fonction. La neuroplasticité s’exprime par la capacité du cerveau de créer, défaire ou réorganiser les réseaux de neurones et les connexions de ces neurones.
La modification durable des réseaux et substrats neuronaux nécessite cependant un entraînement, elle suit les lois de l’apprentissage qui impliquent la consolidation. En utilisant des techniques psychocorporelles à visé de gestion du stress et de régulation émotionnelle, il a été observé des modifications neuronales en deux semaines, généralement cela se produit davantage après 8 semaines d’entrainement, il faut parfois beaucoup plus de temps.
Bien sur la plasticité neuronale à des limites, la reconfiguration conséquente d’un cerveau est hors sujet.
L’imagerie mentale
L’imagerie mentale est une activité consistant à évoquer mentalement les différentes caractéristiques des objets, des évènements ou des personnes, tels qu’ils ont pu être perçus par le passé, tels que nous les imaginons ou tels qu’ils pourront être anticipés dans l’avenir. Les différentes caractéristiques des images mentales sont de type visuel, kinesthésique, olfactif, gustatif et auditif.
Imager une scène active les réseaux neuronaux pratiquement de la même façon que le vécu d’une expérience réelle.
Les images mentales sont associées à des sensations et des modifications d’état. Elles peuvent générer des états d’activations, de relaxation, de bien être, de confiance en soi, etc.

États de conscience modifiée volontairement : relaxation, méditation, hypnose, etc.
Plusieurs techniques du champ de l’approche psychocorporelle s’appuient sur une modification
volontaire du fonctionnement cérébral, observable à l’électroencéphalogramme ou à l’IRM.
Ces états mentaux spécifiques peuvent produire des effets habituellement hors de portée de la
volonté en état de conscience ordinaire.
Ces états de conscience vont favoriser un autre rapport à nous-mêmes, à notre identité et au
monde qui nous entoure. Une connaissance de soi et du langage du corps qui ouvre à de
nouvelles perspectives. Ils permettent également de mieux faire face aux situations qui
déclenchent hyper stress et anxiété intense. Par exemple, les techniques de « désensibilisation »
relative à l’anxiété associée à des événements font appel à ces états déplacés de conscience, qui
vont favoriser l’extinction de la charge émotionnelle.
La question de la différenciation précise des états de conscience liés à une ou l’autre des pratiques en état de conscience modifié ne trouve pas de réponse ferme. L’état de conscience d’un sujet pouvant à partir de la même méthode, varier d’un moment à l’autre, être modifié par le contexte et les objectifs, tandis qu’il existe des différences inter-individuelles. Cependant, le pratiquant va ressentir, plus il se sentira détendu ou concentré, plus les modifications neuronales seront grandes. Selon « la profondeur » de cet état le sujet peut-être en état de relaxation plus ou moins profond qui peut aller jusqu’à un état qui s’apparente à la « transe hypnotique » (surtout, par exemple, lorsque l’on utilise la relaxation de type Schultz basé sur la suggestion hypnotique ou l'hypnose évidemment).

Les composantes des épisodes émotionnels
Comme Lazarus (1991) l’a indiqué, l’évaluation cognitive n’est pas la seule composante de l’émotion. Les épisodes émotionnels s’expriment par une composante physiologique (changements corporels), d’expression motrice, tant au niveau de l’expression faciale et vocale, que dans la posture et la gestuelle et une composante motivationnelle incluant les tendances à l’action (par exemple, approche et évitement). Par ailleurs l’intensité des manifestations physiologiques varient considérablement d’un individu à l’autre.
les vécus émotionnels subjectifs et physiologiques peuvent durer, générer des ruminations tandis que des patterns installés (épisodes émotionnels enregistrés dans la mémoire avec toutes leurs manifestations) peuvent s’imposer en reviviscence.

Quelques données issues de la recherche.
Il existe des milliers d'études qui concernent les effets de l'entrainement à la méditation. Les première étaient surtout accès sur la réponse de relaxation qui n'est pas l'objectif de la méditation. Les recherches incluant l'imagerie ont mis en évidence que la pratique de la méditation de pleine conscience modifie la structure neuronale notamment au niveau des amygdales (structures du cerveaux limbique très impliquées dans les émotions), mais aussi à d'autre niveau. La pratique de la pleine conscience est associée à des modifications neuronales dans le cortex cingulaire antérieur, l'insula, la jonction temporo-pariétale, le réseau fronto-limbique et les structures de réseau en mode par défaut, Hölzel et all (2011). Il a été démontré que l'entraînement à la médiation de pleine conscience améliore l'attention et modifie les substrats cérébraux sous-jacents chez l'adulte, Patsenko, Adluru, Birn, R.M. et al (2019).
Etc.

Effet des techniques de relaxation y compris l’imagerie mentale sur l’anxiété trait (à différencier de l’anxiété passagère).
Protocole de relaxation intégrative et transdiagnostique pour patients anxieux. Résultats d’une étude pilote. D. Servanta, A. Germea,b, M. Autuoria,b, F. De Almeidaa,b, M. Haya, C. Douilliezb, G. Vaivaa L’Encéphale, Paris, 2014.
Quatre techniques ont été testées durant des protocoles structurés en 10 séances hebdomadaires de 2 h : le contrôle respiratoire, la relaxation musculaire, la pleine conscience et la visualisation mentale (imagerie mentale).
Vingt-huit patients répondant au diagnostic selon le DSM-IV de trouble anxieux généralisé ou de trouble panique ont été inclus et évalués avant et après le traitement. Les résultats de cette étude ouverte montrent une diminution significative du niveau d’anxiété-trait, de dépression et des soucis après l’intervention. Le programme de relaxation intégrative et transdiagnostique pourrait représenter un traitement accessible et efficace pour réduire les symptômes anxieux et dépressifs dans différents troubles anxieux.
Quelques données issues de la recherche imagerie mentale.
Dernièrement (2019) l’efficacité de la thérapie par révision et répétition de l’imagerie mentale sur les cauchemars post-traumatiques (dans l’ESPT) a été montrée.
La TRI est une approche thérapeutique basée sur l’imagerie mentale. Elle s’applique selon le principe de la révision ou la modification du contenu (scénario) du cauchemar et la répétition mentale du nouveau scénario. Elle a été élaborée à partir d’un modèle théorique où le cauchemar est conçu comme un comportement appris qui peut être modifié (Krakow et Zadra 2006).
Les résultats de cette études doivent cependant être remis dans le contexte des états de stress postraumatiques qui nécessitent une approche intégrant plusieurs techniques, l'imagerie mentale seule n'est pas suffisante.
Référence de l'étude : Efficacité de la thérapie par révision et répétition de l’imagerie mentale offert en séance de groupe pour les cauchemars post-traumatiques : étude pilote en contexte franco-canadien. Malik Ait Aoudia, Master, DU, Ph.D., Jean-Philippe É. Daoust, M.A.P., Ph.D., Catherine Juéry, M.Sc., candadite D.Psy. & Steffie Grail, Master. Thyma 28/10/2019
Cette étude a été approuvée par le Comité d’Éthique à la Recherche (CER) de l’Hôpital Montfort selon les énoncés des trois conseils canadiens (no. JPD-20-10-14) avec approbation éthique complémentaire de l’UQO (no. 2074).